"La revue de(s)générations est un affront ouvert à trente ans de crispations réactionnaires. Cet affront n’a pas de légitimité, il est une logique. Nous contribuerons à l’entretenir, en interrogeant le politique, le poétique, l’esthétique : leurs modernités. Aller là où il y a frictions, ambiguïtés, écarts. Dégager, par-delà le cynisme et le nihilisme de cette période qui nous a voulus tristes, des puissances d’agir."
Ainsi se posait en couverture des premiers numéros de de(s)générations l’engagement d’une aventure éditoriale et intellectuelle, une revendication portée par ses trois fondateurs. Nous étions alors en 2005. 
Depuis, le comité de rédaction de de(s)générations s’est progressivement élargi, à force de rencontres bien sûr, mais surtout en réponse à un souci constant d’acuité et de pertinence. Il compte aujourd’hui neuf membres, artistes, théoriciens de l’art et/ou philosophes.
 De fait, le comité de rédaction de de(s)générations recouvre une pluralité de sensibilités aux tons affirmés, qui se croisent au gré des numéros et parfois même se confrontent. Gage de vivacité, cette pluralité est un outil permettant à la revue de préserver ouverte son approche de la pensée contemporaine.
 Reste de commun à tous ses rédacteurs, une éthique fondée sur un constat, celui de l’échec des politiques d’émancipation, et un enjeu, capter ce que cette pensée a de résolument actuel ou, si bien, ce qu’elle suppose d’horizon, de devenir. Notamment à retracer les multiples fils qu’elle tisse entre esthétique et politique. 
C’est dans cette optique et selon cette éthique que chacune des parutions de de(s)générations entrelace des contributions artistiques, littéraires et théoriques. Et, par ailleurs, pousse au côtoiement des contributeurs reconnus et moins connus.
 En pratique, la responsabilité rédactionnelle et thématique de chaque numéro revient alternativement à chacun des membres du comité qui, de manière collégiale, porte un soutien critique à l’ouvrage.

Le comité de rédaction

Revue de(s)générations

Le numéro 2 conclut notre acte de naissance, de défiliation et desgénérations, affects négatifs qui nous ont réunis autour de cette interrogation essentielle : ce là est le là dégénérationnel qui nous a immergé dans la post-agonie des années 70, ce là plus que trentenaire où l’on a vu la plus grande majorité de « nos pères » les libertaires libéraux, allier la culture à l’entreprise, enterrer la lutte des classes, prôner la mort des idéologies et du politique, implanter le jeunisme comme vertu suprême, être les rhéteurs de la fin de l’histoire, se comporter en contre-révolutionnaires intellectuels, s’en prenant à ce qui nous a sauvés malgré eux, à savoir les Deleuze, Guattari, Foucault, Derrida, Althusser, Bourdieu…
Nous avons survécu à cette pandémie, refusant les gémissements des cyniques, les régressions idiotes, le révisionnisme anti-moderne. Notre désespoir n’a pas cessé d’être vitalisant et c’est du haut de cette conscience qu’éreintés, certes, mais non dans la morgue, nous pensons, tel un malgré-tout, à continuer un travail de réflexion ouvert sur de nouvelles perspectives intellectuelles.

Philippe Roux



Entretien avec Philippe Roux, fondateur de la revue De(s)générations

Véronique Bergen

VB : Créée en 2005, la revue De(s)générations articule images photographiques et textes, propose un agencement de nouvelles formes de pensée. Parmi les auteurs réguliers ou plus occasionnels, citons Alain Badiou, Alain Brossat, Marie-José Mondzain, Éric Hazan, Giorgio Agamben, Jean-Christophe Bailly, Jacques Rancière, Georges Didi-Huberman, Achille Mbembe, Arlette Farge… Quelles sont ses propositions affirmatives, ses origines, ses buts et son positionnement par rapport au Léviathan consumériste et à l’échiquier du néolibéralisme ? Peut-on dire que la revue est née d’un constat et d’une riposte à l’hégémonie d’une société de contrôle logée à l’aune du nihilisme ?

Philippe Roux : Beaucoup de questions et l’obligation d’être laconique ! Alors, sur les propositions affirmatives, il y a une position synthétique qui nous regroupe tous, c’est l’hypothèse communiste. À savoir, la reconstruction d’une force constituée par le collectif et au service du collectif. Le positionnement et le but de la revue est de comprendre l’ennemi, son ubiquité, sa subtilité, son intelligence et de faire l’état de nos forces. Concernant notre but et notre positionnement, ils sont divers et se construisent dans un refus du dogmatisme. C’est d’ailleurs la façon dont nous rejouons le mot « communisme ». Le mot ne doit pas être bloquant, mais nous voulons dire que nous n’en n’avons pas honte. Les pères et les mères auxquels nous nous référons ne sont pas des communistes de caserne. Quant à nos origines, elles sont diverses et je dirais fédérées par une ville où nous sommes quelques-uns à vivre et à travailler : Saint-Étienne. Ville qui a une histoire forte de luttes ouvrières, d’une culture anarcho-syndicaliste, de solidarité et d’art. Et c’est une ville qui, malgré le fait qu’elle est très blessée, résiste assez bien à la métastase nationaliste et encore un peu à l’homologation petite bourgeoise. Pour ce qui est de la deuxième partie de ta question, notre riposte est très humble. Elle se fait à l’échelle de ce que nous sommes et ne peut que se constituer qu’avec tous ceux qui cherchent à élargir, faire des ponts, des jonctions entre citoyenneté, militantisme et toutes activités émancipatrices. Mais n’oublions pas le point de départ pour nous, c’est la catastrophe de la restauration politique des années 80-90 et ce sentiment d’entropie politique : la victoire du consumérisme, du divertissement, des loisirs culturels, la façon dont le nihilisme s’est logé progressivement au sein de la démocratie parlementaire et sa représentation, en somme le cynisme de la violence faite aux plus faibles. D’ailleurs, à Saint-Étienne, pour cela nous étions particulièrement bien placés.

AM : Peux-tu déplier les harmoniques du titre « de(s)générations », ce que le numéro 2 a appelé une défiliation, sa charge de contestation ? À partir du bilan d’une défaite des politiques libératoires, comment toi et les autres fondateurs avez-vous pensé la création d’un espace interdisciplinaire se proposant de questionner ce qui est refoulé, tenu à l’écart ?

PR : La question en latence dans le titre de la revue est celle de l’héritage : qu’assumer ? Et comment pouvoir le continuer ? Parfois différemment, parfois en le maintenant, en gros continuer à le penser. Dans le n°1, fils de, et le n°2 défiliation, défilier est une attitude normale, d’un freudisme classique. Rompre pour revenir autrement. De génération en génération, il y a défiliation. Mais nous voulions interroger ce qui avait chu avec la sociale démocratie, avec le gauchisme, avec les partis communistes. Une façon de se retourner vers nos pères et nos mères et de leur dire : que nous avez-vous laissé ? Tout en se tournant vers les plus jeunes en leur disant : ils ne nous ont pas laissé que la pensée tragi-comique du mittérandisme (l’histoire est plus grande que le présent étriqué qui vous est donné). Tout ça dans une grande inquiétude, qui s’exprime dans notre n°0 au titre évocateur : démocratie-démocrature. Alors la filiation, pour nous, c’est une façon d’être au monde, ou plutôt, tel que Nancy nous le dit, d’être avec le monde, et non d’être là pour le monde comme un contempteur du système. Ceci dit aujourd’hui, ce qui continue à nous inquiéter et qui est évoqué dans le n°24 corps posture procédure, ce serait l’hypothèse qu’il y aurait une mutation de la filiation. Une filiation dans laquelle il n’y aurait pas un départ et un retour nous ramenant différents à ce même départ, mais un départ sans retour, ce qui équivaudrait peut-être à penser qu’une grande partie de l’histoire des émancipations n’est plus transmissible. Nous nous sommes toujours méfiés de certaines thèses baudrillardiennes, et même s’il y a de grandes raisons d’être pessimiste, tout n’est pas dans tout, tout ne peut pas être perdu. Dans le n°24, Agamben écrit qu’il est évident qu’un espace vidéosurveillé n’est plus une agora et de fait l’agora n’est plus un espace public, c’est-à-dire politique. Donc nous ne sommes pas naïfs.

AM : La charge de résistance, ou d’insistance insurrectionnelle pour reprendre le concept de Dork Zabunyan, portée par la revue, se définit-elle par une visée critique ? Ou, la négativité de la critique ayant montré ses limites, par une affirmation engagée où la pensée est indissociable de l’action ? Je la vois pour ma part comme une machine de guerre, au sens de Deleuze et Guattari, lancée contre tout ce qui entrave les pensées, capture les corps.

PR : Nous avons souvent débattu en interne sur le mot « résistance ». Et nous avons décidé de ne pas utiliser ce mot, tout au moins comme titre (c’est une des rares options fermes que nous ayons prises). Nous lui avons souvent préféré le mot « maintenance ». Maintenir dans le sens d’une survivance. Nous nous devons d’être des passeurs (assurer notre histoire hétérogène et complexe) mais le mot « insistance » de Zabunyan est très beau, et ça n’engage que moi ; ici, il me touche. Quant à la machine de guerre, je connais ton intérêt pour Deleuze et Guattari mais cela pose une question fondamentale : c’est qu’au bout du mot guerre, il y a la question de la violence. Tu sais comme moi que la définition de machine de guerre pour Deleuze, c’est une machine qui n’a pas du tout pour objet la guerre mais la constitution de nomadisme, de déplacement, une machine à se soustraire ; mais malheureusement pour nous, et surtout pour les plus pauvres, il n’est pas toujours possible d’éviter la frontalité. Nous y avons consacré un numéro, violence et politique. Et d’une manière récurrente, cette question se pose en interne comme elle se pose aux militants. La rencontre « manquée » de Lénine et Gandhi qui clôt le livre Violence et civilité d’Étienne Balibar me semble aujourd’hui une « surface » conceptuelle tout à fait essentielle pour reposer et repenser la question de la violence.

AM : Je convoque quelques titres des numéros qui donnent le ton, celui des « révoltes logiques » de Rimbaud (titre qui fut celui d’une revue animée entre autres par Jacques Rancière) : « le devenir révolutionnaire », « utopie insurgeante », « vies anonymes », « la part de la plèbe », « des féminismes », « penser avec l’Afrique », « corps, postures, procédures »… Dans le geste de chaque intervention, repositionnes-tu la carte créatrice afin qu’elle ne soit pas phagocytée, récupérée par le rouleau compresseur de la pensée unique ?

PR : Notre groupe de travail est une aventure collective, à l’instar de cette magnifique phrase de Schlegel « La mise en commun d’une pensée par soi-même ». Concrètement, ça se manifeste simplement par des discussions en interne nourries par l’extérieur, qui traitent de questions actuelles et qui auraient pour tête de gondole de saisir quelque chose de notre temps. Ça nous permet de nous ouvrir au tissu complexe des émancipations et par capilarité nous avons par exemple consacré deux numéros à l’Afrique : penser avec l’Afrique et prévoir avec l’Afrique et agir dans le monde qui vient, où certains camarades ont porté à notre connaissance la pensée d’Achille Mbembe, celui qui écrit dans La république et sa bête en 2005 « que les émeutes sont la poursuite de l’histoire coloniale française ». Il amène aussi à penser que l’Afrique aujourd’hui est disséminée aux quatre coins de la planète et que quelque chose se pense d’elle (l’Afrique) sans nous (l’Occident). Pour nous, c’est une bonne nouvelle, car nous pensons que les centres doivent se déplacer ; c’est une occasion de décoloniser nos esprits occidentalo-centristes. De même, le numéro des féminismes est un numéro qui nous a montré à quel point il était fondamental d’appréhender toutes les luttes, au-delà des classes, des sexes et des races.

AM : Chaque numéro de De(s)générations s’offre comme une surrection vitalisante luttant contre toutes les formes du biopouvoir qui diminuent nos puissances d’agir. Pourrais-tu déplier les alliances que la revue tisse avec des revues comme Failles, Vacarme, des éditeurs comme La Fabrique, Amsterdam, Les Prairies ordinaires ?

PR : Ce sont des amis, avec lesquels parfois nous ne sommes pas d’accord, mais, dans notre « petit » milieu intellectuel, c’est une réassurance constructive. Avec eux nous pouvons être en désaccord. Avec nos ennemis, il y a une cassure nette.

AM : Quels sont les atouts (stratégiques, esthétiques, conceptuels, politiques…) du verbe et de l’image et quelles sont leurs limites ? D’une part, au niveau structurel, d’autre part, au niveau conjoncturel de la contemporanéité ? Quels sont les effets pervers, de neutralisation, les nouvelles limitations et impuissances de l’écrit et surtout de l’image dans un monde dévoré par la prolifération de l’iconique ?

PR : Là, Marie-José Mondzain est une magnifique camarade. En effet, à quel moment peut-on parler d’image ? Car il se pourrait bien, envisageons le pire, que le monde, la pensée, puissent devenir un monde de la visibilité indéchiffrable. Marie-José parle de révolution éducative et « nous » sommes attachés à une idée haute de l’éducation. Certains d’entre nous ont connu la difficulté d’être fils d’immigrés, fils d’ouvriers ou déscolarisés. Nous avons tous, enfants, connu la violence du marché. Et nos générations sont violentées par l’effondrement de la vitalité imaginaire. Alors mes amis et moi participons, comme tant d’autres, à la construction d’un contre-champ non hégémonique qui maintient de la complexité, des plis, des formes, qui tentent de résister à l’homologation imposée par la stratégie du spectacle. Proposer des espaces où les images peuvent s’incarner et la pensée se déclore nous parait essentiel.

AM : En interrogeant l’hétérogène, le « dehors » de la société, de la pensée, en donnant voix aux marges, à ce qui est muselé, en faisant monter au visible, au pensable le rebut, l’irréductible, la revue pratique, pourrait-on dire, une éthique du questionnement. Comment noues-tu problématiques artistiques, conceptuelles, politiques prises sous le sceau de l’éternité et mobilisations dictées par l’état du monde, l’urgence du présent ?

PR : Nous avons produit plusieurs numéros « figures figurants », « peuples des voix », « la part de la plèbe » qui ont des accents foucaldiens ; c’est l’histoire des « intensités faibles » dont parle Arlette Farge. Cela pose de fait la question de la filiation. Il y a un deuil inachevé, celui de tous ceux qui font l’histoire avec un petit h. Exclus, migrants, tondus, plébéiens, fous…une constellation lointaine qui ne cesse de se redire et revient vers nous tel un ressac. Les esclaves réunis autour de Spartacus nous parlent encore, nous rappellent qu’il serait de « raison » de passer aujourd’hui par-dessus bord l’idée même de « gauche ». Nous notons au sein de la revue que le numéro « par-dessus bord » fait office de manifeste interne avec un éditorial signé collectivement, le seul d’ailleurs. « Ce qu’on appelle la gauche est tout simplement cet autre nom de la droite qui se propose de faire avaler aux pauvres le même monde avec, en supplément, le gout de la trahison. Une fois ce trivial établi, il ne nous reste donc plus qu’à la jeter par-dessus bord, et avec elle, le monde pathologique qu’elle défend. Car il y a bien un moment où l’on ne peut plus croire ce qu’on nous raconte, et l’on ne veut plus être parlés par ces gens. Et c’est en réalité, un moment heureux puisque nous devons alors compter sur nos propres capacités à définir le monde. » Desgénérations se situe dans l’axe Rancière/Badiou qui s’attaque à la fable démocratique et aux mensonges constitutifs du parlementarisme. Un des débats entre amis est un débat entre la nécessité destituante et de maintenir l’instituant, malgré tout.

AM : Peux-tu nous parler du livre que tu prépares avec Georges Didi-Huberman et de celui que tu as écrit avec Jean-Christophe Bailly ?

PR : Pour moi, mais ça n’implique pas la revue, Jean-Christophe et Georges vivifient mon héritage politique et esthétique. Ils l’enrichissent tout simplement. Tous deux, et plus particulièrement Jean-Christophe, ont fait plus que soutenir la revue. Jean-Christophe n’est pas assez envisagé comme un penseur « politique ». Bien au-delà de son livre co-écrit avec Jean-Luc Nancy, La comparution, essentiel pour la plupart d’entre nous, la fréquentation de son œuvre m’a ouvert en subtilité à plein d’endroits de communismes. Un communisme « povera », dans la lignée de la pensée romantique de l’école allemande de Iéna. Cette connexion aux choses par exemple. Les choses, par extension la géologie, le monde animal, le paysage, n’ont pas encore produit leur Marx. Mais tout ça est à penser et son œuvre est à relire. Quant au travail avec Georges, il y a tellement de portes d’entrée au-delà des axes d’analyses classiques connues propres à son exégèse : Warburg, Benjamin, Bataille, Foucault… Il y a je crois d’autres entrelacs. En tout cas, le soulèvement, même s’il ne le dit pas comme un penseur politique classique, qu’il n’est pas, est un soulèvement attendu. Car chez lui quelque chose de la dignité l’impose. Enfin, ils nous apprennent à apprendre et à désapprendre notre héritage, c’est-à-dire tout simplement à travailler, à penser et à voir.

Publié dans l'Art Même, n°72.

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Philosophe et écrivain. Docteure en philosophie, auteure de différents articles ou essais, ses travaux portent notamment sur le concept d’anomalie qu’elle a forgé dans sa thèse de doctorat afin de l’introduire en philosophie. Membre associée au Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP) à Paris 8.

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Philippe Roux 


Historien des idées. Co-fondateur de la revue De(s)générations. Enseigne à l'École Supérieure d'Art et Design de Saint-Etienne et est coordonnateur chargé de la recherche au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne.

Gaëlle Vicherd
Cinéaste documentaire. Médiatrice pour les arts plastiques et le cinéma. Enseignante à la Faculté d’Arts Plastiques de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne.